La lumière au bout du tunnel JO D'HIVER/ MARCHAND ARVIER: La lumière au bout du tunnel

Grand espoir du ski féminin français en début de saison, Marie Marchand Arvier était dans le « dur » depuis sa grave chute à Val d'Isère fin décembre. Sa deuxième place sur le Super-G de Saint-Moritz l'a relancée. Attention au retour de flammes ce samedi dans sa discipline de prédiléction...

Le doute, la peur, la difficulté. Marie Marchand Arvier est passée par toutes ces étapes cet hiver après sa grave chute lors de l'épreuve de Coupe du Monde de Val d'Isère fin décembre. Plus de peur que de mal mais le traumatisme est psychologique pour la vice-championne du monde de Super-G qui n'avait jusqu'à présent jamais mesurer les risques d'une discipline qui l'a propulse à plus de 100km/h lors de chaque épreuve. « Une chute, ça ne s'oublie pas en un mois, confiait « MMA » à l'AFP fin janvier.  Il va falloir quelques temps pour tout digérer. J'ai encore quelques difficultés quand le terrain est mauvais. Mais je fais avec. Ce n'est donc pas une façon d'exorciser la chute, c'est une étape pour aller encore plus de l'avant, pour être encore plus forte. »

Et quelle manière d'être encore plus forte que de balayer une partie de ses doutes18 jours avant les Jeux ? Deuxième du Super-G de Saint-Moritz, Marie-Marchand Arvier a prouvé à ses adversaires que cet évènement malheureux n'avait pas entamé sa motivation. Et son talent. « J'ai franchi un cap à Saint-Moritz, notamment au niveau du plaisir. J'ai retrouvé des sensations en attaque. C'est plus fluide. J'ai dépensé beaucoup d'énergie mentale pour passer au-dessus de mes peurs. » Heureusement, de l'énergie, la skieuse des Contamines en a des tonnes. Bout en train d'une équipe de France féminine à qui tout réussit depuis le début de saison, elle n'a pas perdu sa bonne humeur.

Surtout quand on lui évoque les Jeux de Vancouver et Whistler, la station où se disputeront les épreuves de ski alpin : « Je connais déjà la piste que j'avais bien aimé il y a deux ans sur une Coupe du monde. J'adore le Canada. Comme aux Etats-Unis, tout est gigantesque. Quant à Whistler, c'est un petit village genre Eurodisney où tout est féérique… » Présente déjà à Turin pour les Jeux 2006, MMA a déjà l'expérience de ce rendez-vous olympique. « A Turin, j'étais jeune –et je le suis toujours je l'espère-. J'ai adoré. Les Jeux, ça n'a rien à voir avec les courses que l'on fait habituellement. C'est un avantage parce que je sais ce que c'est. J'avais le dossard 1 à la descente, j'avais ouvert la descente olympique, vous imaginez ? Ce sont de supers souvenirs… » Révélée l'an dernier aux Mondiaux de Val D'Isère où elle se parait de l'argent sur le Super-G, MMA reconnait « adorer les évènement d'un jour ». « L'échec est l'épice qui donne sa saveur au succès… » écrivait-elle sur son site internet en janvier. Alors après cet hiver chaotique, une médaille sur le Super G à Whistler aurait une saveur vraiment particulière.

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Auteur :
Mélanie PONTET
Ecrit le :
mardi 16 février 10 à 19h32

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