« Vraiment trop dur » TENNIS - WTA - ROLAND GARROS / DEMENTIEVA : « Vraiment trop dur »

Handicapée par une blessure au molle gauche depuis son deuxième match, Elena Dementieva a abandonné ce jeudi face à Francesca Schiavone en demi-finale (6-7, ab.). Une décision douloureuse mais qui s'est imposée à la Russe.

Elena, que s'est-il passé ?
J'ai senti une déchirure au niveau du mollet gauche. En fait, je souffre depuis le deuxième tour et je traîne cette blessure depuis. Aujourd'hui, c'était vraiment trop dur pour continuer.

Le gain du premier set aurait-il pu vous pousser à poursuivre le match ?
Même en marchant, j'avais mal donc je ne pense pas. Je suis allée sur le court pour essayer de me battre. Je l'ai fait pour moi et pour tous les gens qui étaient là. J'ai vraiment essayé de jouer malgré cette douleur mais je ne pouvais pas donner davantage aujourd'hui.

Vous avez réussi malgré tout à faire abstraction de la douleur pendant une manche…
J'ai essayé de raccourcir les jeux, d'aller au filet sur mon deuxième service mais avec Francesca, il faut vraiment se déplacer rapidement parce qu'elle vous fait courir énormément. Contre mon adversaire, mon gros point fort, c'est mon déplacement. Je n'étais pas en mesure de l'utiliser ici, je ne pouvais donc pas continuer.

Pourquoi ne pas avoir fait entrer le médecin avant d'abandonner ?
J'ai consulté pas mal de personnes avant d'entrer sur le court. Cela n'aurait rien changé aujourd'hui. Quand il s'agit d'une petite contracture, on peut essayer de faire quelque chose mais quand c'est une déchirure, on peut juste essayer de jouer avec la douleur. J'ai eu des anti-inflammatoires et des infiltrations, J'ai fait tout ce que j'ai pu ces derniers jours mais rien n'a fonctionné. Il n'y avait pas de traitement magique.

Avez-vous envisagé l'abandon avant même cette demi-finale ?
Lors de mon troisième match contre Aleksandra Wozniak , j'y ai pensé. Comme j'ai eu un jour de repos et que je ne me suis pas entraînée du tout, ça allait mieux. Quand on joue sur terre, les choses s'empirent à chaque mouvement parce qu'il est très difficile de contrôler ses déplacements sur le court. C'est ce qui s'est passé.

Votre mère a parlé d'une douleur à la cheville...
Je n'ai pas envie de rentrer dans les détails... On va dire que c'est mon mollet, s'il vous plaît...

Votre abandon en demi-finale d'un Grand Chelem ou votre mollet, qu'est-ce qui est le plus douloureux ?
J'aurais pu m'arrêter de jouer au troisième tour mais je suis arrivée jusqu'en demi-finale. C'est décevant d'abandonner sur blessure, de ne pas aller plus loin. D'autant que je me sentais bien avant le tournoi. Qu'est ce que je peux faire maintenant ? Les blessures font partie du métier, du jeu, c'est comme ça... Je voulais continuer parce que j'adore ce tournoi. Je me suis poussée à la limite, j'ai essayé de faire mon mieux.

Votre participation au tournoi de Wimbledon est-elle remise en cause ?
Je suis déjà obligée de déclarer forfait pour Eastbourne. J'espère être rétablie pour Wimbledon mais je n'en suis pas certaine.

Votre adversaire du jour Francesca Schiavone peut-elle remporter le tournoi ?
Il est difficile de répondre à cette question. Je pense que cela va être un vrai défi parce que ce sera un moment plein d'émotions pour Francesca. C'est  la première fois qu'elle jouera la finale d'un tournoi du Grand Chelem. Elle a le jeu pour gagner, c'est une grande joueuse sur terre battue mais ce sera difficile car sa future adversaire n'a jamais remporté de Grand Chelem non plus. Je pense que la plus coriace des deux l'emportera.

A Roland Garros, M.P

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Auteur :
Mélanie PONTET
Ecrit le :
jeudi 03 juin 10 à 18h27

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Déjà 1 commentaire(s) » Déposer un commentaire

  • cyssou76
    Women365
    03 jun 2010 à 21h27
    On est au niveau des demies finales et non pas des quarts!!!! Schiavone s'est qualifiée pour la finale grâce à l'abandon de Dementieva!!! On appelle ça une coquille!!!