Krumbholz : « Si la magie opère... »
Qui mieux qu'Olivier Krumbholz, entraîneur des Bleues depuis 1998, peut nous parler de cette équipe de France new look? Le coach évoque les chances de ses filles pour ce Mondial qui débute samedi en Chine. Et il croit dur en leur potentiel.
Objectif : passer le premier tour
« L'objectif est de passer le premier tour parce que ce sera tellement difficile... Si on y parvient, le seul intérêt sera alors d'atteindre les demi-finales. Donc si on passe le premier tour, ça doit être avec le plus de points possible. »
Des adversaires coriaces
« Il n'y a pas un adversaire à négliger. J'ai la sensation que le Danemark peut être devant. Cette nation a une telle histoire dans le hand, ils ont une telle motivation à revenir au plus haut niveau et propose un handball vraiment très puissant. A coté de ça, je l'ai toujours dit, ça va être une poule où les équipes vont se tenir. Avant le dernier match, je pense que personne ne sera qualifié et qu'aucune équipe n'aura réussi à se démarquer. Il faut se mobiliser sur tous les matchs. Peut être que le Danemark sera devant donc. Mais il est très difficile de savoir qui sera derrière. »
Pas de comparaison avec les anciennes
« On prend des joueuses parce qu'on pense qu'elles peuvent réussir dans le contexte international. Mais on sait qu'elles sont très différentes de celles qu'on a pu avoir dans le passé. Ce que je sais, c'est qu'on a eu des joueuses de très fortes personnalités dans le passé et qu'on a besoin d'en avoir encore. Mais on ne cherche pas à copier ce qui a existé. »
Des qualités certaines
« Peut-être que les joueuses d'aujourd'hui ont encore plus de qualités que leurs prédécesseurs. Par contre, leurs prédécesseurs avaient plus de caractère et de combativité. Sur ce point là, elles doivent prendre exemple. »
Découvrez notre reportage les Bleues à l'assaut de la Chine :
Un groupe attachant
« C'est un groupe très attachant et qui a envie, des filles qui sont à l'écoute même si elles ont des manquements de rigueur. Mais on est là justement pour leur apprendre et je sais que les choses peuvent aller vite. Personnellement, je suis aussi très motivé. J'ai vu des équipes qui partaient en compétition avec peu de chances de faire quelque chose et qui réussissaient d'excellents résultats. »
Un résultat possible
« Cette équipe de France peut faire quelque chose, rapidement même. A condition qu'il y ait cette magie qui opère et qu'elles se mettent en ordre de bataille par une certaine efficacité, par un investissement, par une force collective. On pourrait alors traverser les évènements avec beaucoup de facilité comme en 1999, 2002, en 2006. Nous sommes déjà allés chercher des médailles dans des contextes difficiles.»
Ne pas se griser après la victoire sur le Tournoi de Paris
« On dit toujours, victoires et défaites sont deux moteurs qu'il faut accueillir d'un même front. On a toujours eu ce discours de la prudence et de l'engagement pour arriver vers l'efficacité. C'est un encouragement, un signal fort pour dire : vous avez des capacités, vous pouvez faire des choses intéressantes mais méfiez-vous parce que dès que vous vous croyez arrivées, vous explosez. »
La dynamique des garçons
« Les résultats des garçons, ça ne peut que pousser les filles vers l'excellence. On fait partie d'une maison, il y a de très gros efforts qui sont faits pour les équipes de France. Les garçons prouvent qu'on peut avoir des résultats dans la continuité. Et il ne faut pas oublier qu'eux aussi ont eu des difficultés. Ils ont su rebondir intelligemment, notamment en 2007. Dans la maison, il y a l'ambition d'avoir deux équipes de France performantes. Il ne faudrait pas trop tarder à avoir des résultats par contre. Sinon, ça pourrait donner la tentation à certain de dire qu'il y a une équipe majeure et une équipe mineure. Il faut donc des résultats et le plus vite possible. »
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