M.Metella : « Plus envie »
Malia Metella a annoncé ce mardi qu'elle mettait un terme à sa carrière. Emue, la capitaine de l'équipe de France explique qu'elle n'a tout simplement plus envie de nager et qu'elle préfère se consacrer à ses études de journalisme.
Malia, pourquoi annoncer votre retraite aujourd'hui ?
Je n'avais plus envie de me mettre à l'eau, plus envie de nager. Je ne voulais pas accumuler des années sans résultat alors que ce sport demande énormément de travail.
Depuis quand avez-vous pris cette décision ?
C'est une décision mûrement réfléchie qui n'a rien à voir avec un coup de tête. Je n'ai pas remis les pieds dans une piscine depuis la demi-finale du 50m libre aux Mondiaux de Rome en août dernier. Même pour le plaisir.
Trouvez-vous que votre décision soit similaire avec celle de Laure Manaudou ?
Non, je ne pense pas. Laure a déjà eu envie de faire une pause avant de vouloir arrêter. Moi je pensais sincèrement que j'allais retourner à l'eau après les Mondiaux de Rome. Je pensais disputer les Interclubs et me remettre en piste pour les prochaines compétitions et notamment les championnats de France et d'Europe à Budapest? Et puis non. Plus rien. Plus d'envie, plus de motivation. Je pense donc que nos prises de décisions sont vraiment basées sur des choses différentes avec Laure.
Que comptez-vous faire maintenant ?
Je veux vraiment me consacrer à mes études de journaliste. Je suis en deuxième année et j'ai plein d'idées professionnellement parlant. J'espère qu'elles aboutiront en parallèle de mes études.
Quels sont les meilleurs moments que vous voulez retenir de votre carrière ?
Plein de choses. J'ai vécu beaucoup de choses avec l'équipe de France. J'ai eu plein de moments superbes notamment quand on a passé plus d'un mois ensemble. C'est difficile de donner des dates précises. Avoir passé plusieurs années à l'INSEP, je peux dire aussi que les rencontres avec d'autres sportifs m'ont beaucoup aidée. Pour mes premiers Jeux par exemple, cela m'a permis de connaitre beaucoup d'autres sportifs français en arrivant. Au rang des bons souvenirs, il y a ma médaille aux Jeux évidement mais aussi tous les bons moments passés à fêter cette médaille olympique.
Votre médaille d'argent décrochée aux Mondiaux de 2005 n'a-t-elle pas eu une saveur particulière elle aussi ?
Si. Pour décrocher cette médaille aux Mondiaux de Montréal, j'ai vraiment tout donné. Mon amie Solène (Ndlr : Figuès) en avait déjà une en poche, Laure (Manaudou) et Hugues (Dubosq) aussi alors je me disais que moi aussi je pouvais revenir avec une médaille. Cela reste l'un des meilleurs souvenirs de ma carrière.
« Souhaitez-moi bonne chance »
Il y a eu des moments plus durs également...
Oui, je suis passée par cette grosse blessure en 2005, cette inflammation au cartilage du thorax. J'ai eu beaucoup de mal à revenir. J'ai mis presque un an et demi pour m'en remettre et même en reprenant, j'avais encore mal. J'ai du m'entraîner avec cette douleur et essayer de faire des performances avec. Je crois que cela fait partie des moments les plus difficiles de ma carrière.
Que peut-on vous souhaiter aujourd'hui ?
Bonne chance. (Rires) Parce que la vie sportive et la vie professionnelle ont des choses en commun mais qu'elles prennent aussi des voies très différentes. Donc bonne chance pour que je trouve maintenant mes marques dans le monde professionnel.
Avez-vous le sentiment d'avoir réalisé vos rêves ?
Oui, une partie en tout cas. (Elle s'arrête.) Il y en a d'autres qui m'attendent encore et j'espère en réaliser plein d'autres.
Aura-t-on la chance de vous voir encore au bord des bassins ?
J'y serai pour encourager mes camarades parce que je me dis qu'ils ont encore besoin de moi. Mon amie Coralie Balmy en a encore besoin par exemple. Elle m'a beaucoup aidée quand je suis arrivée à Toulouse et je l'ai vue grandir, avancer dans sa carrière. J'espère être encore sur le bord du bassin pour la soutenir. Et pourquoi pas en tant que journaliste ?
Propos recueillis par Vasinth Davy












