Baron à la mode Manaudou Baron à la mode Manaudou

Alors que Manaudou devrait mettre définitivement un terme à sa carrière, sa copine Esther Baron jette l'éponge elle aussi. Celle qui fut la protégée de Philippe Lucas se dit usée et réclame la retraite anticipée. A 22 ans seulement !

La retraite anticipée, c'est tendance, surtout dans les bassins. Alors que le retour de Laure Manaudou paraît plus qu'improbable après huit mois d'arrêt, c'est sa copine Esther Baron qui abandonne à son tour. Anciennes élèves de Philippe Lucas à Melun, les deux nageuses s'étaient retrouvées l'année dernière à Marseille pour rebondir ensemble. Manaudou voulait tout reprendre à zéro après son échec cuisant à Pékin, Baron, elle, voulait rebondir elle aussi après 5 mois d'arrêt dus à une tendinite à la hanche. « En s'entraînant ensemble, on s'encouragera mutuellement, nous confiait cette dernière en septembre 2008. On va élever notre niveau et le travail sera forcément plus facile. »  

Plus facile, ce n'est pas certain. Car douze mois plus tard, toutes les deux ont déserté les bassins. Manaudou n'a fait qu'une apparition furtive à l'entraînement à l'automne dernier. Quant à l'électrochoc espéré par Baron, il n'arrivera jamais. Et si la championne d'Europe sur 200m dos en 2006, parvient à se qualifier pour les Mondiaux de Rome en juillet, elle devra se contenter d'une triste 22eme place sur le 100m dos. Pas de quoi a priori lui redonner goût à la compétition. « Esther a envie de changer de vie, explique son manager et entraîneur Romain Barnier à La Provence. Elle m'a dit qu'elle ne se sentait pas prête à attaquer cette saison. »  

Après une semaine d'entraînement la nageuse de 22 ans a donc claqué la porte du Cercle des Nageurs Marseillais. « Elle est venue nous dire qu'elle arrêtait de nager, qu'elle avait envie de repos et qu'elle voulait vivre sa vie de femme, a précisé ce jeudi le président du club à l'AFP. Nous respectons sa décision. » Un discours quasi copie conforme avec celui exprimé plusieurs fois devant les médias par Manaudou. Les mauvaises langues ne tarderont peut être pas à pointer du doigt Philippe Lucas, coach des deux filles dans le passé que l'on accusera d'avoir usé ses protégées par ses méthodes. Mais au-delà de ce débat et comme on parle beaucoup de contagion ces derniers temps, on espère plus simplement que ce virus n'atteindra pas les autre nageuses de l'équipe de France.  

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Auteur :
Mélanie PONTET
Ecrit le :
jeudi 17 septembre 09 à 10h19

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